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Les methodes de reproductions simples
Les bases de la reproduction
Reproduction du Tanichthys albonubes
Expérience dereproduction deBranchydanio frankei

La reproduction des Barbus
Protocole
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repro Les methodes de reproductions simples
Les bases de la reproduction

I) Posséder des reproducteurs

Même si cela semble être une lapalissade, la reproduction passe obligatoirement par la possession d'un couple.

Pour bon nombre d'espèces, la détermination des sexes est aisée. En effet, les équilibres hormonaux des deux sexes déclenchent l'apparition de caractères sexuels dits secondaires. Ils sont facilement observables puisqu'il s'agit de dimorphismes de couleur, de taille, de forme.

Cependant, chez certaines espèces, ces caractères n'existent pas ou n'apparaissent seulement qu'à l'âge adulte. Bien souvent, les poissons sont proposés à la vente au stade juvénile et donc sexuellement indifférenciables. dimorphisme sexuel

Le seul procédé permettant alors d'accéder à la reproduction est d'avoir recours aux mathématiques et aux probabilités en particulier. Je ne rentrerai pas dans le détail de la méthode de calcul, ce qui serait fastidieux, nous ne nous intéresserons donc qu'aux résultats.

Cependant en préambule, pour les puristes et pour la rigueur du discours, je préciserai tout de même les bases du protocole d'étude :

* chaque poisson ne peut être que mâle ou femelle et rien d'autre (excluant par exemple, les changements de sexes chez les Poeciliidae),

* il y a une chance sur deux que le poisson soit de l'un ou de l'autre sexe (précision importante, car si l'on observe un déséquilibre régulier dans cette répartition, les résultats seraient alors très différents).

Je résumerai les résultats au % de chances d'avoir au moins un couple en fonction du nombre de poissons acquis.

Nombre de poissons présents Nombre de chances sur 100
d'avoir
au moins un couple
2 poissons

50 %

3 poissons

75 %

4 poissons

87 %

5 poissons

94 %

6 poissons

96 %

10 poissons

99,8 %

20 poissons

99,9998 %

* Méthode : 1 - ((1 X 0,5o X 0,5n)+(1 X 0,5n X 0,5o)) = % de chances d'avoir au moins un couple.
n = nombre d'individus

 

On voit que plus le nombre d'individus augmente, plus les chances d'avoir un couple deviennent considérables et que, à partir de 10 poissons, on se trouve dans une situation très favorable pour la création d'un élevage.

Evidemment, ce procédé est facile à mettre en place avec de petites espèces peu onéreuses. C'est moins facile avec de gros poissons coûteux. barbus sp ?Dans ce cas, il peut être intéressant d'acheter plus cher un couple adulte déjà déterminé. L'achat de jeunes discus à 300 francs pièce X 10 individus = 3000 francs pour 99,8 % de chances d'avoir un couple : le coût est très important et la conduite de 10 discus à l'âge adulte l'est encore plus. L'achat d'un couple de reproducteurs adultes à 1000 francs pièce représente 2000 francs d'investissement avec 100 % de chances d'avoir un couple et nettement moins de problèmes de logement pour nos pensionnaires.

A travers ces exemples, on voit que cette base théorique immuable peut être utilisée de façons diverses suivant : la place dont on dispose, le coût d'achat des futurs reproducteurs, de leur taille adulte et de leur comportement intraspécifique.

 

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Reproduction du Tanichthys albonubes

Il s'agit d'une espèce dont la reproduction ne présente pas de difficultés particulières même si , comme pour la majorité des poissons, il faut que les conditions de maintenance soient compatibles avec leurs demandes écologiques. En ce qui concerne le Tanichthys, les marges de tolérance sont importantes sur bien des domaines . Il semble pourtant important de répondre au mieux à ses besoins pour optimiser les résultats.

Ce petit poisson grégaire de 4 cm est originaire de Chine. On le trouve dans les ruisseau à courant assez fort des zones montagneuses de Canton. Ces quelques observations permettent de transposer un certain nombre de conditions de maintenance et d'élevage.

La taille et le comportement de ce petit cyprinidae nous amène à le conserver dans un bac suffisamment long pour permettre les déplacements rapides du banc le nombre minimum de poissons se situe autour de 7 à10 individus ( d'autant que la détermination des sexes ne pourra se faire qu'à l'âge adulte ). L'aménagement de l'aquarium doit permettre des déplacements dans des zones libres et le refuge dans des secteurs bien plantés.

En ce qui concerne les qualités physico-chimiques de l'eau, dans son milieu d'origine elles obéissent à de grandes fluctuations . Cependant notre pensionnaire développera ses meilleurs atours dans une eau moyennement dure (10°TH ) et bien oxygénée. Pour la température la plage de tolérance est très grande avec un optimum autour de 22°C (on peut toutefois le maintenir et le reproduire à des températures plus élevées (25°)).

Caractéristiques du bac de maintenance
Capacité :

160 l

pH :

7

Dureté :

9,5° TH

Nbrs de poissons :

25

Nbrs de Tanichthys :

10

Température :

25°

Une fois les conditions de vie bien établies et une alimentation riche et variée distribuée avec parcimonie , on peut les observer grandir. Arrive enfin le moment où nous disposons d'adultes (6 à 8 mois). Commence alors l'observation permettant la différenciation des sexes. Les dimorphismes sexuels sont peu apparents chez cette espèce. La couleur étant d'une variabilité assez importante d'une souche à l'autre, elle ne peut servir de critère. Seuls, la taille (un peu supérieure chez la femelle) et l'embonpoint de cette dernière permettent de définir avec certitude les couples potentiels de reproducteurs.

Pour entamer la reproduction, il convient tout d'abord de bien nourrir les parents. Parallèlement à cette préparation, il s'agit de mettre en place le bac de ponte. Un aquarium de 20 à 30 litres fera parfaitement l'affaire. Il convient de disposer un petit lit de quartzine sur le fond pour éviter les reflets, puis une grosse touffe de mousse de Java expurgée de tout escargot, un petit filtre de coin contenant du perlon et du charbon de bois actif. L'eau sera douce : 8 à 9 ° TH (Volvic + eau du robinet). On chauffe l'aquarium à une température de 1 à 2 ° C en dessous de celle du bac d'ensemble (23° C) et enfin on oxygène l'eau avec un diffuseur pendant 24 heures. Ce sera ce taux d'oxygène qui sera le facteur déclenchant de la ponte.

Une fois toutes ces opérations réalisées, on choisira un groupe de 3 à 5 reproducteurs, 2 femelles et 1 mâle ou 3 femelles et 2 mâles.

Ce choix est lié à plusieurs observations. Tout d'abord, en augmentant le nombre de femelles, on multiplie les chances que l'une d'entre elles soit bien prête à pondre. De plus, les Tanichthys ne s'intéressent que peu à leurs oeufs et donc le risque que représente la présence de plusieurs poissons dans le bac est limitée. Le nombre d'oeufs étant peu important (50 à 100 oeufs par femelle), la ponte simultanée de plusieurs femelles améliore le rendement de la ponte.

Les reproducteurs seront introduits le soir dans le bac de ponte et si tout se passe bien, cette dernière se déroulera le lendemain dans la matinée (comme pour tous les poissons rapides, une bonne fermeture de bac est indispensable pour éviter les sauts intempestifs). Les oeufs ( 1,5 mm de diamètre ) semi-adhésifs resteront dans la mousse de Java et sur le sol du bac. Ils sont difficiles à repérer car parfaitement transparents.

Au bout de 48 heures, l'éclosion commence, les larves restent accrochées aux plantes et aux vitres pendant encore 48 heures. C'est 24 heures après la ponte qu'il faut commencer la distribution de nourriture sous forme de graines de riz Paddy (5 à 6 grains). En effet, il faut 48 heures minimum avant que les infusoires commencent à proliférer, ce qui correspond au début de l'alimentation des alevins.

Une fois le stade de la première semaine passé, les jeunes sont nourris avec des flocons pulvérisés. La croissance est très rapide et les alevins atteignent 1,5 à 2 cm au bout de 3 semaines. C'est à cet âge que l'on comprend leur surnom de "néon du pauvre" car le banc présente l'aspect d'une multitude de petites bandes bleues fluorescentes se déplaçant en tout sens.

 

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Expérience de reproduction de Branchydanio frankei

La reproduction de ce petit cyprinidae est relativement simple à obtenir si un minimum de conditions sont réunies. Tout d'abord il semble important que les conditions générales de vie soient appropriées à l'espèce, et non pas, seulement au moment de la reproduction.

Originaire des cours d'eau indiens, il demande une eau de dureté moyenne 8° à 10°f, un pH neutre et une température de 22° à 24°. Il s'agit d'un petit poisson grégaire (vivant en groupe). Il est important de les faire vivre en ban de 6 à 8 individus au moins (d'autant que les sexes ne sont déterminables que chez les adultes).

La détermination des sexes se fait à partir de l'embonpoint que prennent les femelles à l'âge adulte,ainsi que la coloration ocre intense de l'extrémité de la nageoire dorsale des mâles lorsqu'ils sont excités.

Caractéristiques du bac d'ensemble
Population

Cyprinidae

Volume

160 litres

Dureté

f

Température

24°

pH

7

Nombre

12 danios

Une fois nos poissons bien installés et les sexes déterminés, on peut envisager la reproduction avec sérénité.

Pour la reproduction, un bac de 25 à 30 litres est suffisant. Préalablement, on aura désinfecté le bac au bleu de méthylène en solution aqueuse. Au fond, on installe un petit lit de gravier neutre (pas calcaire) simplement pour éviter les reflets du fond du bac. La filtration s'effectue grâce à un filtre d'angle sur perlon et tourbe bien rincée.

L'eau du bac de ponte est un mélange d'eau du robinet et de Volvic (20 % / 80 %) = DH 10°F, pH 7,2, elle sera installée 24 heures avant les reproducteurs, très bien oxygénée et chauffée à 23°-24 °.

La dernière étape consiste à mettre une couche de gros perlon au fond du bac comme support de ponte (pratique à désinfecter et sans escargots). Puis on installe la cage de ponte (cf dessin) avec des mailles assez fines, les oeufs n'étant pas adhérant et de relativement petit diamètre.

Tout dans le bac est près pour accueillir les reproducteurs, il ne faut pas trop attendre car c'est l'eau neuve et la forte oxygénation qui déclenchera le frai. En soirée, ce sera la ou les femelles bien gonflées qui seront installées et deux mâles les rejoindront le lendemain matin. Si les femelles sont prêtes à pondre, elles prendront tout de suite l'initiative de la parade en poursuivant les mâles jusqu'à ce que ceux ci aient compris ce qu'elles attendent d'eux. A partir de ce moment, les partenaires vont nager côte à côte et la ponte va durer une trentaine de minutes pour 200 à 250 oeufs transparents ( difficile à repérer dans le bac sauf ceux en équilibre sur le perlon). cage de ponte

Une fois la ponte terminée, les géniteurs seront retirés ainsi que la cage de ponte.

On rajoute 2 gouttes de bleu de méthylène à 0,5 % pour limiter les risques de pourrissement des oeufs, c'est aussi pour cette raison que la présence de deux mâles est intéressante puisqu'elle limite le nombre d'oeufs non fécondés.

L'incubation à 23°-24° dure 75 heures et les alevins vont restés collés aux vitres du bac pendant encore 48 heures en se rapprochant progressivement de la surface.

A ce moment, le filtre fonctionne au ralenti (pour éviter de gober les alevins).

Dès la naissance des alevins, des grains de riz bruts sont disposés au fond du bac (4) et dès la nage, un petit morceau d'Infusyl ainsi qu'une petite pincée de nourriture pour alevin de Tetra. Au même moment sont installées des lentilles d'eau en surface. Toute cette mixture permet un développement optimal des infusoires sans risque de pollution.

Au bout de 4 à 5 jours, les alevins se nourrissent de ces infusoires qu'il faut renouveler à partir des mêmes aliments (sauf le riz et les lentilles d'eau toujours présents). Le risque de pollution se gère assez bien grâce au débit du filtre.

A 15 jours, les alevins peuvent se nourrir d'artémias nouveau-nées mais il est possible de continuer l'élevage à la nourriture sèche avec de temps à autre de fin copeaux d'un cube de vers de vase congelé.

A 20 jours, premier changement d'eau. L'eau vidangée servira à installer le second bac de 30 litres pour diviser le groupe et le complément est rajouté en eau neuve sur les mêmes bases qu'au départ. La pêche des alevins se fera avec une épuisette à "gros trous" (2 mm) pour trier les alevins par gabarits, les gros étant transvasés dans le second bac.

A un mois, les alevins atteignent 1,5 cm et ne demandent plus de soins particuliers.

 

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repro Des fiches signalitiques
Luciocephalus pulcher (Poisson-pioche, Faux brochet )

Réf : Les poissons d'aquarium, Glenat; Les poissons, Nathan.

Taille adulte : 15 à 18 cm

Origine : Sumatra, Bornéo, Bangka, Billiton, cours d'eau de la presqu'île de Malacca.

Ce poisson n'est pas un Anabantoïde mais un Luciocephaloïde, cependant il possède un labyrinthe pour une respiration aérienne annexe.

Il s'agit d'un piscivore-insectivore, il capture les petits poissons et les insectes grâce à sa bouche extensible. Pour chasser, il se laisse dériver juste sous la surface, ou se place à l'affût dans les herbiers.

La position de repos est caractéristique, posé sur le fond en appui sur ses nageoires pectorales rigides.

Il s'agit d'un incubateur buccal qui fraie après avoir atteint 10 cm, sa reproduction est difficile et réalisée seulement par des ichthyologues.

Il meurt souvent de mort subite.

Les conditions de maintenance correspondent à son biotope : eau douce, 8 à 10° f de dureté totale, faible dureté carbonée, pH de 6,8 à 7.

Maintenance: Le bac de maintenance peut être de petite taille (80 litres) étant donné le peu de mobilité de l'espèce. La cohabitation interspécifique est délicate si les autres poissons ne dépassent pas 10 cm.

poisson pioche

 

Epalzeorhynchus siamensis

Réf : Les poissons d'aquarium (Glenat), Encyclopédie des poissons d'aquarium (Gründ).

Famille : Il fait partie de la famille des Garrinés caractérisée par une bouche suceuse, il existe actuellement 5 espèces reconnues d'Epalzeorhynchus en Thaïlande.

Taille : 14 cm.

Origine : Le cours supérieur du Fleuve Tadi en Thaïlande et la péninsule Malaise.

Description : corps fuselé, les bords de la mâchoire sont acérées, modifiées pour paître les algues.epalzorhynchus siamensis

Comportement : Il préfère les eaux légèrement alcalines 7,1 à 7,2 avec une température de 22 à 26 ° mais il s'adapte facilement à toutes les conditions. Il faut disposer d'un grand bac de plus de 100 à litres. Il est omnivore, il se nourrit d'aliments vivants et d'algues (surtout filamenteuses), son entretien est facile.

Reproduction : Il fait partie des poissons très difficiles à reproduire. On dispose de peu de renseignements à ce sujet, si ce n'est que le mâle et la femelle se heurtent mutuellement pendant la fraie et que les oeufs sont dispersés sur les fonds sableux.

 

 

Scatophagus argus

La famille des Scatophagidés appartient au sous ordre des percoïdes de l'ordre des perciformes. Les corps de ces poissons est haut et recouvert de petites écailles qui couvrent également les nageoires impaires. Ils ont une seule nageoire dorsale présentant une forte échancrure entre les rayons durs et les rayons mous. Les rayons durs sont très puissants et probablement venimeux. La bouche, petite, est terminale. La tête des jeunes est renforcée par de fortes plaques osseuses.
Les scatophages habitent de préférence les mangroves, les embouchures de rivières et les ports. Ils remontent régulièrement en eau saumâtre et même temporairement en eau douce. Ils demeurent souvent aux environs des installations portuaires et des habitations. Ils s'y nourrissent de déchets de toutes sortes et même de nature fécale. La reproduction a lieu en eau saumâtre et les jeunes peuvent être conservés en eau douce.

Synonymes :
Chaetodon argus

Taille :
jusqu'a 25 cm.

Aire de distribution :
Océan indo pacifique.

Biotope :
Eau côtières, lagunes, embouchures des rivières jusqu'en eau douce, mangroves, ports.

Mode de vie :
vit en grandes bandes. Les jeunes naissent et grandissent en eau saumâtre dans les lagunes, mangroves et les embouchures. Les adultes vivent surtout dans les ports et autres lieux où abondent les déchets des activités humaines. C'est un poisson omnivore mais les algues constituent en fait la partie principale de sa nourriture.

Notes aquariologiques :
espèce très facile a conserver. Il peut vivre en eau douce mais se développe mieux et est moins sensible aux maladies en eau saumâtre ou soit animale ou végétale. En petit aquarium, les subadultes et les adultes se montrent agressifs. Il est cependant tolérant envers les autres espèces. Ce poissons doit être recommandé a l'aquariophile marin. Les individus qui souffrent d'une infection due a Cryptokarion ou Oodinium peuvent être transférés en eau légèrement saumâtre où ils guérissent sans autre médication.

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